Mercredi 14 mai 2008

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs poèmes courent encore dans les rues
La foule les récite un peu en phase
En ignorant le nom de l'auteur
Sans savoir pour qui battait leur cœur
Parfois on change un mot, une phrase
Et quand on est à court d'idées
On dit juste : la la la la la la

Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les poètes ont disparu
Leurs poèmes courent encore dans les rues
Un jour, peut-être, bien après moi
Un jour on récitera
Un poème pour bercer un chagrin
Ou quelque heureux destin
Fera-t-il vivre un vieux mendiant
Ou dormir un enfant
Ou, quelque part au bord de l'eau
Au printemps sera-t-il lu tout haut

Après que les poètes ont disparu
Leur âme légère court encore dans les rues
Leur âme légère, c’est leurs poèmes
Qui rendent gais, qui rendent tristes
Filles et garçons
Bourgeois, artistes
Ou vagabonds.



par Sopreca publié dans : pensées communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Mercredi 14 mai 2008
A la première seconde
Où tu es venu au monde
J'ai commencé à trembler pour toi
Et te voilà sur la terre
Sur une drôle de galère
Que les hommes ne respectent pas.

Outre les guerres qui menacent
La pollution ou l'espace
Quel sera demain ton avenir ?
Entre l'eau et les conserves
La voiture et un peu d'herbe
Tu n'auras que le choix pour mourir.

Je n'ai pas le coeur à sourire
Bien que je t'aie donné la vie
Je ne suis pas fière, il faut le dire
De t'avoir fait venir ici.

Il faudra que tu apprennes
A marcher avec des chaînes
Qui te sembleront lourdes à porter
Tu connaîtras les problèmes
De vivre avec ceux qui t'aiment
Le jour où tu voudras t'en aller.

Dans quelques années sans doute
Tu refuseras la route
Que je voulais te voir emprunter
Et témoin de tes souffrances
Je vivrai mon existence
A te laisser faire et m'inquiéter.

Je n'ai pas le coeur à sourire
Bien que tout le monde soit content
Je ne suis pas fière, il faut le dire
Quand je pense à ce qui t'attend.



par Sopreca publié dans : poésie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 14 mai 2008
Quand on est petit on a envie d'être embrassé
Et puis, on vieilli, on tue sa vie, on est pressé
Et de maladresse en erreur on suit des sentiers
Où le mot bonheur tombe à côté.

C'est pas facile d'aimer comme on le voudrait
C'est pas facile d'aimer comme on le croyait

Face au temps qui passe on oublie quelques illusions
On est face à face avec : je vis et nous vivons
Quand il faut choisir entre tes amours et le mien
Je sens l'avenir très incertain.

C'est pas facile d'aimer comme on le voudrait
C'est pas facile d'aimer comme on le croyait

Quand on s'accompagne à vivre à deux le quotidien
C'est l'autre qui gagne même si on a tout dans les mains
On se dévisage le coeur au bout de nos regrets
Nous sommes le voyage de nos après.

C'est pas facile d'aimer comme on le voudrait
C'est pas facile d'aimer comme on le croyait



par Sopreca publié dans : poésie communauté : Poèmes d'aujourd'hui
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Mercredi 14 mai 2008
Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux.

L'soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Tu sais, c'est con!

Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi":

PAPA...



Je dédie cette chanson de Daniel Guichard à mon père. Bien évidemment, cette chanson pour vous,
qui lirez cela, ne représentera pas grand chose, cependant, en ce qui me concerne, elle est tous les moments que j'ai passé avec mon père, sur les chantiers, dans le jardin, à la maison, sur la route, bref, tous ces moments partagés. Parce que j'étais très jeune lorsque mon père m'a fait écouté cette chanson, j'ai pu  prendre conscience relativement tôt qu'il fallait passer un maximum de temps avec les personnes qui sont importantes à notre vie. Mon père est toute ma vie et je regrette qu'autant de kilomètres nous séparent. Je ne peux plus le voir comme je le souhaite mais je bénis chaque instant que je vis avec lui lorsqu'on se retrouve parce que c'est un pur bonheur au plus profond du terme.

Merci au destin de m'avoir donné un tel homme.
par Sopreca publié dans : perso communauté : L'âme du poète
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Jeudi 8 mai 2008
Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence,
Alors tais-toi !

par Sopreca publié dans : citations communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 7 mai 2008
Une haine si puissante grandit en ce jour ;
Une intensité d'amertume et de profond dégoût ;
M'offrant la rage contre vos petites vies noires ;
Une haine vers ces âmes plus stupides chaque jour.

Je hais ce qu'on peut dire alors de ma vie,
Savez-vous seulement ce que je vis ici ?
Fière au miroir, mon coeur refuse le noir,
Et mes yeux caramel, brillent toujours d'espoir.

La haine, la rage, la colère et l'espoir,
Me rendent plus forte que vos propres espoirs ;
Vos critiques faciles, j'en fait des colombins,
Vous êtes pareils à moi, aussi, chaque matin !

Quant à la chance, croyez bien qu'aujourd'hui, elle me sourit,
Quant à vous,esprits restraints,elle n'est pas prête de prendre vie ;

Merci quand même de ce "bonne chance à toi",
Vous ne pouviez écrire mieux, votre esprit est si bas ...!

par Sopreca publié dans : Texte libre communauté : L'âme du poète
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Mercredi 7 mai 2008

Il sort de ma maison
Le soleil est fini
A tort ou à raison
Je pense que tout est dit.
Pas d'ombre à mes rideaux
Pas un voile qui frémit
Ce fut bref et idiot
Ce fut bref, mon joli !

Je vais rayer ton nom
Ton téléphone aussi
Mes félicitations
Pour ta franche amnésie.
C'est du joli boulot
Cette histoire qui finit
Sans blessure et sans mot
Comme sous anesthésie !

Il sort de ma maison
Comme je sors de sa vie
Une brève apparition
Un fantôme dans son lit.
Tu auras eu tout faux
Tu n'auras rien appris
Je te colle un zéro
Et fort je t'applaudis !


Mais qu'espèrais-je ?



par Sopreca publié dans : perso communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 5 mai 2008
Amoureuse : je crois ;
Le sait-il : peut-être ;

Est-il "celui" : peut-être ;
Le sait-il : je crois ;

Des projets : non ;
Espérance : oui ;

Laissons le destin ....


par Sopreca publié dans : perso communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 30 avril 2008

Cher ami,

Je suis toute émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre jour que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir ainsi
vous dévoiler, sans artifice, mon âme
toute nue, daignez me faire visite,
nous causerons et en amis franchement
je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde, comme la plus étroite
amitié, en un mot : la meilleure épouse
dont vous puissiez rêver. Puisque votre
âme est libre, pensez que l'abandon ou je
vis est bien long, bien dur et souvent bien
insupportable. Mon chagrin est trop
gros. Accourrez bien vite et venez me le
faire oublier. A vous je veux me sou-
mettre entièrement.


Votre poupée


(Relire une phrase sur 2 de ce texte maintenant !) 


Et la réponse d'Alfred De Musset:


Quand
je mets à vos pieds un éternel hommage,
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un coeur
Que pour vous adorer forma le créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes mots


Alfred de Musset


La réponse de Georges est une merveille de concision:


Cette insigne ferveur que votre coeur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.


George Sand

 


 

Voici ce que j'appelle avoir l'art de l'esprit et de l'écriture !....
par Sopreca publié dans : Texte libre communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 30 avril 2008
Souris ! même si tu es triste,
Car s'il y a quelque chose de plus triste
Qu'un sourire triste,
C'est bien la tristesse de ne plus sourire.



par Sopreca publié dans : citations communauté : Trouvères et troubadours
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C'est un art divin qui permet d'évoquer et de suggerer les sensations, les impressions, les émotions en utilisant avec harmonie les mots, les phrases et les images.
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